Forum de guilde Reboot (Rift et Aion) et de la confrérie Itila Cala (LOTRO)
 
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 Enge

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Enge
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MessageSujet: Enge   Sam 28 Avr 2007 - 16:37

Première partie ...

Minas Tirith, par une belle matinée d’automne, il y a quelques mois …
Deux jeunes filles, une sacoche de cuir à la main franchirent la lourde porte principale de la Cité Blanche, puis s’engagèrent sur la longue route qui s’étend vers Osgiliath. Elles doivent récolter les dernières herbes médicinales pour les maisons de guérison avant l’arrivée des premières gelées et une longue marche les attend. Le soleil commençait à être haut dans le ciel lorsqu’elles repérèrent leur lieu de récolte. En bavardant gaiement, elles sortirent leur couteau d’herboriste, leurs gants de cuir et commencèrent la délicate récolte. Puis, concentrées, le bavardage se tarit peu à peu et bientôt seul le chant des oiseaux troubla la quiétude alentour.

Un bruit de cavalcade leur fit relever la tête. Dans le lointain une poussière s’élevait : un premier cavalier apparut, suivit de plus loin par trois autres qui semblaient gagner du terrain sur le premier. Et c’est de loin que les deux jeunes filles assistèrent soudainement à l’horreur : Les trois poursuivants rattrapèrent le premier homme, l’un d’entre eux éleva une arme noire qui s’abattit sur l’épaule du cavalier. L’homme s’écroula et roula dans la poussière de la route puis ne bougea plus.
Celle qui semblait la plus âgée des deux récolteuses tira l’autre par le bras :
« Merryne, cache-toi ! chuchota-elle. Elles s’accroupirent dans les hautes herbes, se faisant le plus discrètes possible.
Au loin sur la route, les trois cavaliers se rapprochèrent et firent cercle autour du corps sans démonter. L’un deux retourna la silhouette allongée du bout de son épée. Un moment qui sembla interminable aux jeunes filles s’écoula. Puis des bruits de sabots qui s’éloignèrent leur indiqua que les trois hommes repartaient dans l’autre sens.

Le silence revenu, elles se relevèrent et aperçurent la silhouette agonisante sur le chemin. Elles s’approchèrent. Enge, l’aînée, se pencha sur l’homme qui, les yeux clos et inerte, semblait mort. Se rappelant ce que disait toujours sa mère, que « même avec un souffle imperceptible il y avait toujours de l’espoir », elle se pencha sur le corps. Elle écarta la tunique brune et délaça le corselet de cuir. Une vilaine entaille, profonde, parcourait toute l’épaule. Mais en posant sa main au-dessus du cœur, elle sentit ce qu’elle attendait : des battements faibles, désordonnés, presque indécelables. Il fallait faire vite, mais elles étaient loin de Minas Tirith, seules et à pied, bien frêles par rapport à la corpulence de cet homme.
Tout à coup un bruit leur fit relever la tête : le cheval du cavalier était revenu et s’approchait lentement, couvert d’écume, et les regardait. De façon surprenante, il vint donner un petit coup de tête à Enge.
- On dirait qu’il veut nous dire quelque chose, dit Merryne.
- Je n’ai jamais monté de cheval, ni toi !
Le cheval eu un autre petit coup de tête et souffla sur le blessé.
- Il faut faire vite pourtant, il n’y a pas le choix, reprit la cadette. »
Elles découpèrent le bas de leur jupon avec leur couteur pour confectionner un bouchon de tissu et tenter de stopper l’hémorragie, puis Merryne s’assit près du blessé.
Enge regarda avec méfiance l’animal, s’approcha de son flanc et non sans difficulté réussit tant bien que mal à se hisser sur la selle. Le cheval commença à avancer, Enge peu rassurée s’agrippait fermement. Peu à peu, il accéléra. Brinqueballée de toute part, Enge, terrifiée, fermait les yeux. Et c’est au bout d’un temps qu’elle trouva bien trop long que l’animal ralentit. Ils étaient arrivés aux portes de la ville. Vermoulue, Enge se laissa glisser au sol. Elle interpella les gardes de la porte, et c’est avec soulagement qu’elle les regarda partir au secours du blessé…


Dernière édition par le Sam 28 Avr 2007 - 17:52, édité 1 fois
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Gudrimhid
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MessageSujet: Re: Enge   Sam 28 Avr 2007 - 17:19

[hrp] Une très jolie intro enge, ça s'annonce très bien; on ne demande qu'une chose ^^ La suite ^^ [hrp]
Gudrimhid

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Oby
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MessageSujet: Re: Enge   Sam 28 Avr 2007 - 17:34

Comme pour Gud, c'est très sympa Smile
Chapeau...

Si tu me permets une petite remarque, "Elles déchirent" ça ne le fait pas trop Wink
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Jelena
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MessageSujet: Re: Enge   Sam 28 Avr 2007 - 17:39

Très prometteur, ca donne envie de connaître la suite...

Gwael
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Enge
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MessageSujet: Re: Enge   Dim 29 Avr 2007 - 16:45

Deuxième partie :

Le soir venu, reposée, rafraîchie, Enge veillait l’homme inconscient dans une des salles de la maison de guérison de la Cité Blanche. Ethiel, sa mère, aidée de ses confrères, avait fait tout son possible, mais la blessure était trop profonde et l’homme avait perdu beaucoup de sang. Il y avait peu d’espoir. L’inconnu s’agitait. Tout en lui bassinant le front, Enge l’observait. Il n’avait que peu d’affaires, mais elles étaient de bonne facture, quoique de fabrication inconnue pour Enge : une dague ornée de runes sur la lame, une veste de cuir renforcée sobre mais bien coupée, une bourse suffisamment alourdie sans être pleine.
Enge n’avait jamais parcouru autre chose que les plaines du Lossarnach où elle était née et celles autour de Minas Tirith, et cet homme lui paraissait très étranger. Que venait-il faire ici ? Et pourquoi ces hommes le poursuivaient-ils ainsi, avec comme seule intention la mort ?
Les heures passèrent, Enge ne bougeait pas du chevet du blessé. Merryne lui avait apporté un repas sobre. Le maître guérisseur était passé, il avait changé le bandage, mais sans conviction. Puis, alors que l’aube approchait, l’homme bougea la tête, s’agita de plus belle, la main de son bras non blessé remua, semblant chercher du réconfort. Il ouvrit enfin les yeux.
« Restez tranquille, vous avez perdu beaucoup de sang. Vous avez besoin de repos. »
Mais le blessé ne fit aucun cas des recommandations de Enge. Il glissa la main dans le col de la chemise que les guérisseurs lui avaient mise, et en ressortit avec peine un lacet de cuir sur lequel il tira plusieurs fois, semblant faire signe à la jeune fille de lui détacher. Elle se pencha, trouva une petite attache en métal et dégrafa le lacet. Le blessé avait toujours la main crispée dessus. Il tira légèrement, amenant avec lui le reste du collier, glissa un petit objet froid dans la main de Enge et réussit à prononcer dans un souffle quasi inaudible :
« Trouvez-les ! Ils ont besoin d’aide ! »
Enge regarda alors le médaillon que l’inconnu venait de lui remettre puis releva les yeux. La respiration de l’homme se ralentit, puis cessa. Sa main qui était toujours agrippé au bras de la jeune fille se desserra …

Quelques jours plus tard, Enge se tenait avec son père près d’une tombe fraîchement refermée. Elle lui avait déjà relaté l’étrange demande de l’inconnu, mais n’avait pas encore eu l’occasion de lui montrer l’objet qu’il lui avait confié. Arendil examina longuement le médaillon, rond, assez lourd, orné d’une inscription et d’un arbre ciselé puis la rendit à sa fille :
« Je ne m’y connais pas assez en objet précieux. Ce que je peux te dire, c’est qu’il semble en or. Le travail d’orfèvrerie est minutieux, fait par un spécialiste. Je reconnais l’inscription, c’est du sindarin. Il est écrit : Itila Cala. Je ne suis pas sûr de sa traduction, je dois vérifier dans les rouleaux de la bibliothèque. »

Les jours passèrent, puis les semaines. Enge s’était plongée à corps perdu dans les anciens écrit de la bibliothèque où officiait son père. Elle avait rencontré les joailliers de la Cité Blanche. Ils n’avaient pu que lui confirmer les dires d’Arendil, sans plus. Malgré l’immensité de la tâche, elle ne désespérait pas de trouver un infime renseignement, le début d’une explication. Elle continuait également de consulter les ouvrages qu’un maître joaillier, amusé par sa ténacité, lui avait confié. Et revenait régulièrement le questionner sur un détail qu’elle rencontrait au cours de ses lectures. Une singulière relation de maître à apprentie se développa alors. Elle n’oubliait pas de rendre visite régulièrement à la monture de l’inconnu, afin de vérifier qu’elle ne manquait de rien.
Puis un jour, sur un rouleau défait par le temps et dont les inscriptions étaient en grande partie effacée, elle tomba sur ses mots :
« … Itila Cala […] Bree … Poney fr… »
Bree ! Elle connaissait ce nom ! Son père, amateur de cartes, lui en avait parlé !
Bree … dans le nord, carrefour des routes commerciales.
Elle recopia les quelques lettres sur un parchemin, rangea les rouleaux puis rentra chez elle.
C’est le soir, lors du dîner familial, qu’elle présenta sa requête à ses parents : Tenter dans la mesure du possible de répondre à la dernière volonté de l’inconnu. Ethiel et Arendil, inquiets mais peu surpris, ne surent que lui répondre. Les routes étaient dangereuses, surtout pour une jeune fille seule et qui n’avait que peu de compétences pour se défendre. Mais Enge était décidée. Elle promit de trouver un maître qui l’aiderait à accroître les quelques connaissances transmises par ses parents. Ces derniers se rendirent alors à sa requête. Arendil se leva et alla chercher dans son bureau un rouleau épais : une carte du monde connu, bien inestimable pour un voyageur. Sa mère lui confia alors deux flacons : un d’essence d’Athelas et un autre de Baume de Celebran. Elle lui expliqua que le premier lui permettrait de se soigner, et que le deuxième lui ferait retrouver des forces. Elle lui tendit également une petite sacoche de cuir qu’Enge reconnut : le nécessaire de cuisine de voyage que sa mère avait reçu de la sienne, comme toutes les femmes de la famille.
« Souviens toi de ce que je t’ai appris : il n’y a rien de tel qu’un bon repas pour conserver une bonne santé, et en cherchant bien, il y a tout ce dont on a besoin autour de soi pour le préparer. »
La jeune fille remercia ses parents avec vigueur puis elle rassembla ses quelques affaires : Son matériel de prospection et ses outils de bijoutier, cadeau du joaillier, une bourse hélas bien légère, et un bâton. Elle glissa également les affaires du cavalier dans un sac, bien décidée à les rendre ou en tout cas les transmettre à ces personnes que le rôdeur avait évoquées. Elle se servirait de son cheval comme porteur, et le ramènerait ainsi à Bree lui aussi.
Elle consacra la journée du lendemain, dernière qu’elle passait dans la Cité Blanche, à rechercher avec Arendil des informations sur Bree et sa région. Ils découvrirent ainsi que les lettres « Poney fr… » faisaient probablement référence à l’Auberge du Poney Fringant. Les rouleaux les plus récents décrivaient la ville de Bree comme un carrefour commercial, croisement de la Grande Route de l’Est allant des Marches de l’Ouest au Celduin du sud du royaume de Dale et de la Vieille Route du Sud partant des Hauts du Nord et qui rejoignait Minas Tirith. Arendil et Enge se mirent d’accord sur le fait qu’emprunter cette route semblait le plus sûr : Elle longerait d’abord les Montagnes blanches, rejoindrait les Terres du Rohan, allié de la Cité Blanche et franchirait enfin le Gué de l’Isen, gardé par le Magicien Blanc, protecteur des Peuples Libres. La dernière partie du voyage serait la plus difficile : Enge devrait parcourir de longues terres désertiques. Les informations qu’ils rassemblèrent montrèrent aussi que la jeune fille ne devrait pas avoir trop de difficultés pour requérir l’aide d’un mentor, ni à trouver une occupation qui lui permettrait de subvenir à ses besoins, la ville semblant grande et active.

[...]
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Enge
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MessageSujet: Re: Enge   Mar 1 Mai 2007 - 16:17

Troisième partie :

L’hiver approchait, Enge voulait avoir rejoint les terres du Rohan avant que la neige n’envahisse le chemin des Montagnes Blanches qu’elle devait emprunter. Elle se hâta le plus possible, ne prenant que peu de pauses, uniquement consacrées à la recherche de nourriture et à l’extraction du minerai des veines qu’elle croisait au détour de ses pas. Les jours passèrent tranquillement, de plus en plus froids et elle arriva enfin en vue des immenses plaines vertes des Rohidrims.

C’est alors que le premier incident se produisit : ces vertes plaines fertiles devaient cacher suffisamment de nourriture pour plusieurs jours et la jeune fille s’écarta de la route pour établir son campement et prendre le temps de récolter. C’est un bruissement derrière elle qui la fit retourner. Là, paralysée de terreur, elle se retrouva face à un monstre hideux, de la taille d’un gros chien, des yeux à facettes d’un noir d’encre, huit pattes velues … une monstrueuse araignée la regardait à quelques mètres. Enge n’avait jamais supporté les araignées, c’était un fréquent sujet de taquinerie chez elle, mais celle qu’elle avait en face d’elle n’avait rien de commun avec les habitantes des greniers qu’elle connaissait. L’esprit embrumé, les jambes tremblantes, elle n’eu pas le temps de se dire que son voyage se terminait ici qu’un nuage noir lui passa devant les yeux et fonça sur le monstre. Stupéfaite, Enge vit un magnifique corbeau se battre contre l’araignée, lui crevant d’abord les yeux, et virevoltant autour d’elle pour la désorienter. La voyageuse eu alors la présence d’esprit de ramasser un des tisons du feu qu’elle avait préparé puis de le lancer sur le monstre qui, déjà blessé par le corbeau, s’écroula brûlé. L’oiseau revint alors vers elle et curieusement se posa sur son épaule. Il battit lentement des ailes et, étrangement, Enge se sentit comme apaisée. Elle le prit délicatement dans ses mains et l’examina, il n’avait que quelques égratignures qu’elle nettoya. Le corbeau ne semblant pas vouloir partir, la jeune fille lui donna un nom qui reflétait bien ce qu’elle avait ressenti, et depuis lors Appaisante ne la quitta plus.

Cette mauvaise rencontre avait néanmoins inquiétée la voyageuse, et elle se promit d’être plus prudente à l’avenir. Surtout que ce qu’elle voyait au cours de ces longues journées de marche n’était pas forcément rassurant : parfois à l’horizon elle voyait monter de lourdes fumées noires, les alentours étaient souvent étrangement silencieux, comme si même les animaux se terraient… Les jours passèrent lentement, la voyageuse avait atteint la Trouée du Rohan et elle s’apprêtait à franchir l’Isen. Elle ne manquait pas de nourriture, les ressources étaient suffisantes, elle avait désormais une réserve importante de minerais qui lui assurerait les premières semaines à Bree en vendant quelques bijoux. L’hiver était arrivé avec ses premières nuits vraiment froides, les journées courtes. L’atmosphère autour d’elle avait changé. Le silence qui l’avait accompagné de plus en plus ces derniers jours était remplacé par un lointain grondement qui faisait froid dans le dos. Au nord, montait de plus en plus de fumées noires, obscures. Enge ne connaissait pas la région, mais sa carte si précieuse lui indiquait que ces nuages noirs flottaient au dessus de l’Isengard. Que se passait-il donc là-bas ?

La voyageuse pressa le pas, bien décidé à atteindre le plus rapidement possible les terres désertiques de l’autre côté de la rivière. Elle venait de franchir les flots glacés en empruntant les larges pierres glissantes qui formaient le gué lorsqu’elle entendit des gémissements sourds, désespérés sur sa droite. Appaisante s’envola vers l’origine du bruit et revint rapidement. Elles se connaissaient suffisamment bien maintenant, réussissant à communiquer, et l’oiseau ne semblait pas inquiet, mais plutôt pressant. La jeune fille s’approcha donc et aperçu en contre-bas d’un fossé un jeune ours avait la patte arrière gauche prise dans un piège. Surprise, Enge vit Appaisante s’envoler jusqu’à l’animal et se poser juste devant. Celui-ci ne bougea pas, se contentant de regarder alternativement l’oiseau et la jeune fille. Celle-ci n’avait jamais vu un ours de près, mais elle les savait dangereux, puissants. Seule la réaction du corbeau l’incita à s’approcher. Etrangement, celui-ci ne bougeait pas, et ce qu’il transmettait à Enge n’était pas de la peur mais de l’inquiétude et une sorte de compassion pour l’ours. Ce dernier ne bougeait pas, regardant la jeune fille approcher, il baissait juste le museau vers sa patte prisonnière. Arrivée près de lui, les étranges vibrations qu’elle ressentait habituellement en provenance du corbeau l’assaillir, mais cette fois-ci elle ne provenait pas de l’oiseau ! Un lien semblable semblait se tisser aussi entre la jeune fille et cet ours. Enge ne s’interrogea pas plus longtemps sur cet étrange phénomène, les vibrations qui arrivaient montraient une forte douleur. Elle appuya son bâton sur le mécanisme du piège et ouvrit les puissantes mâchoires en fer. Elle les maintient ouvertes à l’aide d’une grosse pierre puis souleva délicatement la patte de l’animal blessé. A l’aide de son bâton, elle écarta alors le piège, inséra une autre pierre pour empêcher qu’il puisse se refermer et enfin le retourna de façon à ce qu’il ne puisse pas blesser un autre animal. Pendant ce temps, Appaisante s’était perchée sur l’épaule de l’ours et coassait doucement. L’ours s’était mis à lécher la blessure, mais écarta la tête quand Enge fit mine de vouloir approcher de la patte. C’était une très vilaine blessure, sale et saignante et la jeune fille ressentait fortement la douleur de l’animal. Elle ouvrit alors son sac, sortit les précieuses herbes qu’elle avait récoltées et le flacon d’essence d’Athelas confié par sa mère. Elle regarda autour d’elle. L’endroit était calme, proche de l’eau, à l’abri du vent et de la pluie grâce au surplomb d’un rocher et suffisamment caché pour offrir une relative sécurité, ce qui la rassura : il faudrait plusieurs jours pour soigner l’ours, elle devait installer un campement suffisant.
Et en effet, les jours passèrent, l’ours docile se laissait faire, Enge de plus en plus sûre d’elle commençait à comprendre les vibrations qu’elle ressentait. De même ordre que celles qu’elle avait avec le corbeau, une sorte d’empathie s’était nouée entre la jeune fille et l’ours. Néanmoins l’animal restait imposant pour quiconque, ce qui lui valu le nom qu’elle lui donna : l’ours étant une femelle, elle l’appela Imposante. Elle mis également à profit ces quelques jours pour se reposer, faire une bonne réserve de nourriture et préparer des rations de voyage grâce au nécessaire de cuisine confié par Ethiel. La suite du voyage allait se dérouler dans des terres désertiques, où le manque de nourriture se ferait plus sentir. Enfin, la blessure fut assez refermée pour que l’ours se déplace sans difficulté. Enge rassembla alors ces affaires, et effaça le plus possible les traces de son passage. C’est à quatre qu’ils repartirent par un matin bien frais, retrouvant la route qui s’inclinait désormais vers le nord.
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Enge
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MessageSujet: Re: Enge   Ven 28 Mar 2008 - 7:09

Qu'est-il advenu de Enge durant les six années qui suivirent...


Enge, jeune fille de bonne famille, inexpérimentée, débarqua à Bree un jour de sa 25 année, bien loin de son Gondor natal.
Pourquoi ? (Ce sont les textes ci-dessus).

Elle retrouve à Bree ceux qu'elle était venue rencontrer. Et finalement, elle rejoint les membres d'Itila Cala.

Depuis, elle combat sans réserve pour ceux qui sont devenus sa seconde famille. A Bree, elle se forge une nouvelle vie, mais qui voit un orage éclater, percutant ce qui avait été construit.

Les épreuves franchies, elle comprend désormais que tout retour à Minas Tirith lui est désormais interdit et entreprend de construire un nouvel avenir à Bree. Une rencontre, une amitié, une raison de vivre...

Hélas, les orages ne sont jamais très loin. Tous les espoirs effleurés, les envies à peine dévoilées, Enge voit de nouveau tout s'écrouler. Et il faut de nouveau tout refaire, tout recréer. Mais, au loin, un espoir, une nouvelle rencontre... et le courage de repartir à Minas Tirith.

Les choix de Enge la rattrapent, elle se retrouve alors propulsée à la tête d'Itila Cala et affronte la perte de l'ami, en même temps que la vérité de son passé. Mais de nouveau, elle n'est plus seule. En tout cas, pour un temps, qui finalement ne fut pas si long.



A découvrir pour les amateurs de loooonnnngues histoires (mais vraiment très longues...). Bonne lecture Embarassed
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