Forum de guilde Reboot (Rift et Aion) et de la confrérie Itila Cala (LOTRO)
 
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 La naissance d'une vocation

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MessageSujet: La naissance d'une vocation   Jeu 10 Juil 2008 - 9:23

Grimwerd était assis dans la grande salle commune de la confrérie. Confortablement installé face au feu, il travaillait quelques accords sur son luth, ne prêtant guère attention à son entourage. Laissant aller ses doigts et son imagination, il semblait dans un état second, comme perdu dans une rêverie sans fond.

Il fut soudain tiré de cette douce torpeur.
"Par ma barbe, c'fut une sacrée expédition !"
Se retournant, Le ménestrel vit quelques uns des membres d'Itila Cala entrer dans la pièce par la grande porte. Fraichement arrivé dans la confrérie, Grimwerd était incapable de nommer un seul d'entre eux mais il pouvait deviner à leur maintient et leurs atours qu'ils étaient certainement des membres influents. A leur tête venait un nain de fière stature, son casque dans une main, une immense chope de bière dans l'autre.
"Y n'manque plus qu'un bon repas et une histoire au coin du feu pour parfaire c'te magnifique journée."
Avisant Grimwerd, il lança :
"Hé toi, l'nouveau, ça t'dirait pas d'nous raconter ton histoire ? J'aimerai bien en savoir plus sur c'qui t'as amené par ici.
- Maître nain, mes exploits sont certainement bien loin d'égaler les votres. Je ne suis qu'un piètre aventurier." répondit Grimwerd.
"Allons, gratteur de cordes." rétorqua le nain tout en venant s'assoir près du musicien, " Ne t'fais pas prié. Ici, c't'une confrérie soudée. Nous n'avons pas d'secrets les uns pour les autres."
Puis baissant la voix, il ajouta "Mis à part évidemment celui d'Anyssa et sa rencontre avec un troll en rût alors qu'elle s'baignait nue dans la Bruinen."
Il conclut cette phrase avec un clin d'œil malicieux et se fendit d'un sourire ou manquait quelques dents.
"Allez mon gars, lance toi ! Nos oreilles t'appartiennent pour quelques temps."
Effectivement, les compagnons du nain prenaient place devant l'âtre, autour du ménestrel, prêts à écouter son récit.
"Très bien." commença Grimwerd, "Voici donc l'histoire de mon périple"
Ses mains se mirent en mouvement sur son instrument, tirant de lents sons plaintifs.

"Je suis né il y a 33 hivers dans une petite ferme située dans le lointain royaume du Gondor. Je n'ai que peu connu ma mère, emportée par une mauvaise toux alors que j'étais encore bien trop jeune pour en garder le souvenir. Mon père était un brave homme dont le travail suffisait à peine à nous nourr..."
*Buuûûûuurp*
Un rôt monumental vint interrompre l'histoire et la mélodie. Reposant sa chope, le nain fixa un instant le ménestrel tandis que la mousse dégoulinait lentement sur sa barbe.
"C'est certainement une histoire touchante mais j'ai eu mon lot d'tristesse pour aujourd'hui. N'as tu donc rien d'moins sombre à nous raconter ? Comment t'es devenu musicien par exemple ?"
Comme le reste de l'assistance semblait acquiescer, Grimwerd entama un morceau plus joyeux sur son luth. Il prit quelques instants pour rassembler ses souvenirs puis, fermant les yeux, il repris la parole.

"J'ai toujours été trop faible pour travailler à la ferme. Je faisais d'ailleurs le désespoir de mon père. Je crois qu'il a définitivement abandonné l'idée de faire de moi un bon fermier le jour ou j'ai faillit mourir étouffé sous un ballot de paille. Quoi qu'il en soit, après plusieurs tentatives de sa part qui échouèrent toutes avec des conséquences plus ou moins humiliantes, il décida finalement de m'envoyer chez son frère.

Mon Oncle Garhold est sergent dans la grande Minas Tirith. C'est un homme plein de ressources qui connait un nombre impressionnant de personnes. A mon arrivée dans l'enceinte de la Citée Blanche, je fus accueilli à bras ouverts par ce parent lointain.
Malgré les mises en garde de mon père, mon oncle avait tout organisé pour que je devienne soldat d'une manière ou d'une autre.

Cela commença par Delior, fils de Pelior, champion de son état. Ce brave homme tenta de m'inculquer la maîtrise du combat et des armes. Il me ramena chez mon oncle le jour ou je manquais de m'éborgner seul, en tentant quelques passes avec un mannequin de bois. C'est d'ailleurs de là que je tiens ma cicatrice et non de quelque haut faits d'armes.

Vint ensuite Gamlir, un puissant gardien. Je ne sais pas s'il se sent toujours coupable de la chute que j'ai fait dans ses escaliers alors que je tentais de rejoindre le terrain d'entrainement, harnaché en armure lourde. Il aurait pourtant du comprendre que je n'était pas taillé pour cette carrière lorsqu'il me fut impossible de soulever un simple bouclier de fer, même à l'aide des deux mains.

Un capitaine du nom de Vhorigal essaya ensuite de faire de moi un vaillant meneur d'hommes. Pour renforcer mon aptitude au commandement, il m'avait affecté à un petit camp d'entrainement pour miliciens situé en bordures de la ville. En moins d'une semaine, j'étais devenu le souffre douleur de toute la caserne. Pour tout dire, c'est même moi qui obéissait aux ordres des recrues.

Toutes possibilités de carrière militaire évanouies, je suivis l'enseignement d'Aglorond, réputé pour être le meilleur chasseur de la région. J'ai erré plusieurs jours dans la forêt après avoir perdu mon chemin alors que j'étais parti ramasser du bois. Aglorond m'a retrouvé à moitié mort de froid et de faim à 20 pas à peine d'un buisson de baies comestibles. D'après mes empreintes, j'avais tourné en rond pendant tout ce temps.

En désespoir de cause, mon Oncle me présenta à un Maître du Savoir de sa connaissance. Son corbeau apprivoisé se jeta sur moi lors de notre première rencontre et commença à me cribler de coups de becs, malgré les injonctions de son propriétaire. Il fut décidé qu'il serait mieux pour ma santé que je n'approche pas de son ours de compagnie et ainsi se termina ma carrière d'apprenti magicien.

Le seul ami que j'avais réussi à me faire était un jeune homme rusé répondant au nom d'Eguilem. Il vivait de rapines et de petits larcins. La seule fois ou il a accepté que je l'accompagne lors de ses escapades nocturnes, il a faillit être attrapé par la milice. Heureusement, il leur a échappé, ce qui ne fut évidemment pas mon cas. Les gardes me ramenèrent, tout penaud, à mon oncle désespéré.

Une illumination lui vint pendant la fête des moissons. Je l'accompagnais en patrouille dans les rues de la ville tandis que le festival battait son plein. Soudain, je tombais en arrêt devant une troupe de chanteurs, danseurs et ménestrels. Il y avait dans leur musique quelque chose de reposant, de rassurant. Les gestes, les mélodies, la précision, tout ceci était hypnotique.

S'apercevant que je n'étais plus derrière lui, mon oncle retourna sur ses pas et me découvrit, toujours en admiration devant la troupe. L'idée lui vint alors de me proposer comme apprenti à cette troupe itinérante. La compagnie de musiciens accepta chaleureusement et dès la fin du festival, je les suivis sur les routes, à travers les royaumes.

Même si j'étais loin d'être un élève performant, j'ai passé de nombreuses années avec eux, apprenant à manier les instruments et à travailler ma voix. J'ai traversé bien des contrées et lorsque fut venu le moment pour moi de voler de mes propres ailes, je décidais de commencer ma carrière à Archet, non loin de Bree. A peine étais-je installé dans ce village que d'étranges évènements impliquant les Cavaliers Noirs commencèrent à se produire.

Mais ceci est une autre histoire."

Fier de sa prestation, Grimwerd cessa sa mélodie et ouvrit les yeux. Il compris alors pourquoi l'auditoire l'avait écouté avec tant de respect. Tout le monde était endormi. Même le nain avait sombré dans le sommeil, tenant encore sa chope du bout des doigts, alors que son contenu se répandait au sol, goutte à goutte.

"Au moins" se dit Grimwerd, "je serai toujours utile à quelque chose en cas d'insomnie."


[hrp]
Ne connaissant pas encore bien les membres de la confrérie, je suis resté très vague sur les personnes assistant au récit. J'espère que cela conviendra tout de même.
[/hrp]
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MessageSujet: Re: La naissance d'une vocation   Jeu 10 Juil 2008 - 11:48

Whoorf a écrit:
" Ne t'fais pas prié. Ici, c't'une confrérie soudée. Nous n'avons pas d'secrets les uns pour les autres."
Puis baissant la voix, il ajouta "Mis à part évidemment celui d'Anyssa et sa rencontre avec un troll en rût alors qu'elle s'baignait nue dans la Bruinen."

Mais euhhhh !!!! Pourquoi c'est toujours à moi qu'on s'en prend ???

(Chapeau bas, Grimwerd, tu as d'ors et déjà saisi le personnage d'Anyssa. Je sens qu'après Gwael, elle va devenir la tête de turc d'un hobit pfff)
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MessageSujet: Re: La naissance d'une vocation   Jeu 10 Juil 2008 - 17:02

Anissa a écrit:
tu as d'ors et déjà saisi le personnage d'Anyssa.

ET ben bravo, si tout le monde sait que mademoiselle se laisse par des trolls farouches dans l'eau froide ...

(Bravo Whoorf, même moi je l'ai lu jusqu'au bout !! )
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